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Ceux qui ont eu l’honneur de servir dans la Cavalerie sont, pour beaucoup d’entre eux, passés en formation à l’EAABC de Saumur. Ils ont dû garder un souvenir « ému » de certaines sonneries !

Le « réveil » aux aurores, le « garde à vous » lors des prises d’armes et du « baptême » … et la « soupe » !
Les « bruits de guerre », appellation ancienne des sonneries de trompettes au combat, nous sont connues dès 1636 par l’ouvrage « L’harmonie universelle » du père Mersenne et étaient de l’ordre d’une dizaine.
Diverses ordonnances complétèrent et modifièrent ces sonneries et une grande partie des actuelles datent de la fin de l’Empire. Beaucoup portent la marque du célèbre trompettiste Buhl, qui, en 1825, apporta son concours à une révision générale.

A l’Ecole, la « soupe » évoquait bien vite au veneur quelque chose de familier, de connu...
A l’écouter de près, cette sonnerie réglementaire ressemblait fort à une fanfare de vénerie. Mais laquelle ?
Les paroles présentées ci-dessous sont un peu expurgées pour ne pas choquer les yeux chastes et purs de certaines internautes.

Des deux versions de paroles seules connues des « boutons argentés », - et pour cause ! - en voici une :
A y regarder de près, la partition a de fortes ressemblances avec celle du « lièvre » en vénerie et qui date de 1832 ; même époque, en partie presque la même mélodie et deux destinations différentes !

La fanfare et la sonnerie seraient-elles issues d’un « air » connu au début du XIXème siècle ?
La même question est posée pour le « vol-ce-l’est », qui est un benedicite chez les scouts ainsi que les « honneurs ».
Qui pourra nous éclairer ?
